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Accès aux données sensibles : la réalité

Le contrôle de l'accès aux données sensibles est très difficile à effectuer, car la technologie ne peut pas tout contrôler. En effet, le cas concret relaté ci-dessous démontre encore une fois qu'en plus d'une gestion fine des autorisations d'accès aux données et des outils de protection des postes de travail comme StormShield de Skyrecon, l'humain reste malheureusement le maillon faible ! Une approche systémique de la sécurité est la seule solution pour contrôler au maximum les risques liés à la sécurité de l'information.

Sokymat/Espionnage industriel: quatre ex-employés devant le Tribunal pénal

Bellinzone (AWP/ats) - Le Tribunal pénal fédéral (TPF) juge depuis mercredi une affaire d'espionnage industriel au préjudice de la société Sokymat, de Granges (FR). Quatre ex-employés de cette entreprise comparaissent à Bellinzone sur le banc des accusés.

L'un d'eux, un programmeur informaticien de 40 ans, employé entre 1995 et décembre 2000 par Sokymat, avait été engagé après son départ par une société concurrente établie en Tchéquie, elle aussi spécialisée dans la fabrication de micropuces.

Il aurait demandé à un ex-collègue, qui avait été licencié par l'entreprise de Granges après avoir travaillé quelques mois comme technicien d'exploitation, de lui transmettre les bases de calcul du rendement de la production.

Les fichiers transmis, considérés comme sensibles, contenaient des secrets économiques et des données sensibles sur la rentabilité, les cadences de production et les coûts de celle-ci.

Deux autres ex-employés de Sokymat, un ancien agent de méthode de 35 ans et un ancien chef de production âgé de 43 ans, sont eux aussi accusés d'avoir rendu accessible un secret de fabrication ou d'affaires à une entreprise privée étrangère ou à ses agents.

Les trois complices du programmeur sont en outre accusés d'avoir révélé un secret commercial qu'ils étaient tenus de garder en vertu d'une obligation contractuelle.
Le procureur de la Confédération, Carlo Bulletti, souligne dans son acte d'accusation que «le devoir de confidentialité est particulièrement fort dans la société Sokymat». Celle-ci avait déposé plainte le 15 octobre 2001.

Le procès débutera mercredi avec les interrogatoires des quatre accusés. Il se poursuivra jeudi avec l'audition des enquêteurs, d'un expert et de deux témoins, professeurs à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Spécialiste des technologies d'identification, la société Sokymat, à Granges, produit notamment des puces électroniques pour chiens. Un marché en pleine évolution en Suisse où ces capsules sont devenues obligatoires.

 
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